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11 ans déjà, la diaspora haïtienne peine à soigner les cicatrices

Georges Anglade et sa femme Mireille Neptune, Marie Thérèse Duquella Rémy, Marie Goethie Rémy, Serge Marcil, pour ne citer que ceux-là, sont des noms que la diaspora haitienne du Québec ne s’apprête pas à oublier. Alors qu’ils étaient rentrés au pays pour des vacances sous le soleil, ils passèrent de vie à trépas.

Lors d’un récit à ses collègues députés à l’époque, Dominique Anglade, d’origine haïtienne, a raconté l’année dernière, comment elle avait appris la mort de ses parents qui étaient en visite dans ce pays des Antilles, ce 12 janvier 2010. C’est sa sœur qui arrive à l’appeler. “Incapable de me dire qui est décédé, ma sœur est seulement capable de me dire qui est vivant, a-t-elle relaté. Elle me dit : « untel a survécu, untel a survécu ». Et je dis : « papa et maman? » C’est à ce moment-là que je comprends que j’ai perdu, d’un coup, mon père, ma mère, mon oncle et mon cousin.

Mme Anglade n’est pas la seule à avoir pleuré le départ de son père, Georges Anglade. D’autres compatriotes haïtiens d’ici ou d’ailleurs ont, eux aussi, versé des larmes. Lionel Carmant et Nadine Girault, deux personnalités de la politique québécoise d’origine haïtienne, s’en souviennent encore. Résidant au Canada, ils assimilent le cataclysme du 12 janvier 2010 à un drame québécois. Nadine Girault, elle, a fait ressortir que la communauté haïtienne représentait 143 000 personnes au Canada avant 2010. “Nos deux peuples étant historiquement et étroitement liés, le Québec a été touché droit au cœur par le désastre,” a déclaré le député péquiste, Joël Arseneau.

Serge Marcil, un député du Canada, fait partie de la longue liste de personnes  retrouvées mortes sous les décombres de l’hôtel Montana. C’est sa femme qui en a fait l’annonce. « Serge est décédé dans une forme de solidarité avec plusieurs de ses amis haïtiens » a déclaré sa femme, Mme Christine Pelchat. Serge Marcil fait partie des 19 personnes décédées et des 213 disparus fixés par le gouvernement canadien après le séisme de 2010.

Marie Thérèse Duquella Rémy et Marie Goethie Rémy, respectivement belle-mère et sœur de Junior Moschino Rémy, le Coordonnateur Général d’IDENH, sont elles aussi décédées lors de leurs vacances en Haïti.

Junior Luc

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