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8 juillet 2021 : Joseph Lambert, l’homme de la situation?

Aujourd’hui, le pays est orphelin de son Chef d’Etat. Ce n’est pas un cauchemar : le 7 juillet 2021, Jovenel Moïse a bel et bien été assassiné d’une douzaine de balles par des mercenaires, selon le constat légal du juge de paix suppléant de Pétion-Ville, Carl Henry Destin. Le 58ème Président n’est plus, mais Haïti doit avancer, même s’il est encore bien trop tôt pour pouvoir faire son deuil. 8 juillet 2021 : une autre page d’histoire s’ouvre dans la Première République Noire. Aujourd’hui, seul un choix politiquement calculé, intelligent et éclairé peut nous éviter de reproduire les mêmes erreurs qui ont toujours fait de nous les mauvais élèves de l’école du monde. Pour mener à bon port la barque nationale, pour relever les défis colossaux de l’heure, pour ramener une certaine paix dans le pays, nécessaire à l’organisation des élections générales, bref pour trouver la voie du Consensus salutaire, il nous faut miser sur « l’animal politique » : Joseph Lambert. 

Avec un Premier ministre démissionnaire (Claude Joseph) qui nous dit en plein cœur de l’abîme que « tout est sous contrôle », et un Premier ministre nommé (Ariel Henry) affirmant que ce dernier n’est qu’un « membre de son Gouvernement », nous sommes face à un véritable imbroglio politique. C’est déjà la guerre froide ! D’un coté comme de l’autre, il faut mettre l’ego en veilleuse pour offrir une ultime chance au pays, en installant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Né à Jacmel (Sud-est) le 5 février 1961, l’actuel Président du Sénat de la République, Joseph Lambert, a toujours su faire preuve d’équilibre tout au long de sa carrière politique. Nulle part dans son lexique politique on ne trouvera les mots ‘’extrémisme’’, ‘’radicalisme’’, ‘’farouche opposant’’. Même si le Grand corps est amputé de deux tiers de ses membres, il reste et demeure, dans l’état actuel des choses, une institution jouissant d’une certaine légitimité, parce que la Constitution prescrit, en son article 95-1, que « le Sénat siège en permanence ». Des trois pouvoirs qui servent de socle démocratique à l’Etat, deux (l’Exécutif et le Judiciaire) sont orphelins de leurs Présidents (Jovenel Moïse assassiné et René Sylvestre mort de la Covid-19), seul le numéro un du Législatif (Joseph Lambert) est en vie. A la réflexion, Joseph Lambert est, suite à l’assassinat crapuleux du Chef de l’Etat, le seul personnage politique haïtien qui porte aujourd’hui le titre de Président. Grosso modo, son rang et sa fonction font de lui « le Premier des élus ». De par son incontestable expérience politique, eu égard à sa position pondérée en toute circonstance, le natif de Jacmel est l’homme tout indiqué à choisir pour sauver ce qui peut encore être sauvé. En effet, l’écharpe présidentielle lui revient de fait comme de droit. Tout partisan de la bonne politique n’en disconviendrait pas.

« Le fond de ma pensée demeure le juste équilibre centriste qui me donne à concilier les pluralités de vue et de vision et à chercher la République comme dénominateur commun de tous les positionnements  politiques dans la dynamique sociale ». Cette parole éclairée et éclairante est de Joseph Lambert, celui qui, aujourd’hui, incarne la Chance à saisir.

La Rédaction

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