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Don de sang: Et si chacun s’engage?

La journée mondiale de la santé a été célébrée le 7 avril dernier; cet événement permet chaque année de sensibiliser la population aux questions relatives à la santé, favoriser une meilleure compréhension des enjeux en la matière et mobiliser les communautés pour un monde en meilleure santé. Hormis les différents problèmes auxquels le système sanitaire haitien fait face, jusqu’à quand devra t-on faire un plaidoyer concernant le don de sang?

Qui ne connaît pas quelqu’un ayant succombé à une maladie à cause d’un manque de sang? Combien d’entre nous en ont été indignés? Quoique l’ensemble des constats soient tristes et malheureux, de moins en moins de gens semblent choqués. Les chiffres disponibles révèlent que « Seules 50% des personnes qui ont besoin de sang parviennent à en trouver. » Ce qui implique que toute personne dont le cas exige une transfusion sanguine est à deux doigts de la mort.

À entendre le responsable Dr Ernst Noël, directeur du Programme national de sécurité transfusionnelle (PNST), le problème n’est pas si difficile à résoudre. Il suffit d’avoir des donneurs volontaires. Le hic, c’est comment motiver les gens à se comporter en tant que donneurs. Le Directeur de la PNST confie qu’un homme peut en moyenne faire un don tous les deux mois et demi, soit cinq fois par année, tandis qu’une femme peut faire ce geste qui sauve des vies trois fois par année. Il est à préciser que, être en bonne santé est la condition sine qua non. Le Dr Noel dit penser que c’est à ce stade que la presse et l’opinion peuvent aider les responsables de la santé. De toute évidence, clame t-il, sauver des vies est l’affaire de tout un chacun.  

Il en a profité pour applaudir  la journaliste Nancy Lainé pour le lancement de son programme « RENASANG » qui vise à encourager la population à faire des dons de sang à un rythme régulier. En janvier dernier, sous l’initiative du collectif Konbit San pou San, une collecte de sang avait été organisée, le mardi 12 janvier 2021 à Turgeau au local de la Digicel. Parmi les 200 volontaires visés, seuls 68 d’entre eux avaient été en mesure de faire un don. « Le processus du don de sang en Haïti est un vrai casse- tête chinois », reconnaît Louino Robillard.

Ces deux initiatives ont un seul et unique objectif: celui de rendre disponible les pochettes de sang en tout temps. Selon le Dr Noel,ce sont les pochettes de sang qui devraient attendre les malades et non l’inverse.  Le renflouement continu des banques va faciliter le Centre National de Transfusion Sanguine à réaliser une meilleure gestion des pochettes de sang disponibles.

Il reste à la population et à chacun de nous de comprendre le risque que peut entraîner ce problème de manque de sang et le rôle que l’on peut jouer pour sauver une vie. 

Junior Luc

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