lundi, août 2L'information d'un bout à l'autre

Edwidge Dedieu, le visage de l’engagement citoyen en République Dominicaine

Sans contredit, Edwidge Dedieu est une combattante de la première heure en République Dominicaine. Orpheline de mère, polyglotte, l’étudiante en médecine sait se débrouiller pour tirer les marrons du feu. « Pawòl Pou Ou » et « Eyovi », sont entre autres initiatives entreprises par la native de Plaisance du Sud dans l’unique dessein d’aider ses compatriotes.

Déterminée à laisser son empreinte dans l’histoire d’Haïti de manière positive, Edwidge Dedieu est un touche-à-tout. Née en février 1995 à Plaisance du Sud, elle a vécu toutes ses années d’études à Port-au-Prince. Pour l’instant, elle vit en terre voisine. « J’avais commencé la médecine à l’université Mont Everest, puis je suis entrée en République Dominicaine six (6) mois après », raconte-t-elle. La jeune femme au teint clair fait partie de cette longue liste d’Haïtiens ayant quitté le pays pour diverses causes notamment l’insécurité.

Vivre en terre étrangère n’est pas un long fleuve tranquille. L’étudiante reconnaît qu’il  y a des hauts et des bas de l’autre coté de l’île d’Haïti. D’un air triste et dévasté, la pépite haïtienne s’épanche : « Je suis une étrangère en terre dominicaine, qui pis est une Haïtienne. Du fait que je ne suis pas une résidente, je dois renouveler mon visa chaque année aux fins d’assurer ma présence sur le sol dominicain.  J’ai peur des agents migratoires comme tous les Haïtiens à titre d’étudiants ou autre…»

Malgré tout, Edwidge Dedieu ne reste pas l’échine courbée. Elle est membre de plusieurs organisations notamment « Eyovi » (Empowering Young Visionaries) dont elle est la Présidente. A travers cette structure, Mlle Dedieu confie que les membres organisent des campagnes alimentaires et alphabétiques. De surcroît, Eyovi, basé aux Etats-Unis, finance par année les études de quatre (4) à cinq (5) étudiants dans des disciplines différentes, explique le numéro un de cette structure caritative. Tout en taisant les noms des bénéficiaires, l’Haïtienne précise que les campagnes de sensibilisation organisée portent sur divers domaines (éducatif, sanitaire et social).

Aussi, Edwidge dispose-t-elle de sa propre page médiatique baptisée « Pawòl Pou Ou ». En fait, c’est une plateforme où les gens peuvent s’exprimer librement sur divers sujets. Un espace où ceux qui s’estiment victimes peuvent dénoncer les abus de la société et partager leurs expériences. Qu’est-ce qui motive ces gestes d’entraide? Celle qui maîtrise quatre langues vivantes dispose d’une réponse claire : « c’est le désir de contribuer à l’amélioration de la situation des compatriotes. Du coup, parvenir à changer l’image des Haïtiens à l’extérieur et à l’intérieur ». En guise de conclusion ou conseil, Edwidge Dedieu cite la légende « L’union fait la force ».

Junior Luc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *