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Haïti : Jusqu’où ira l’hégémonie des bandes criminelles ?

C’est une guerre déclarée à la société. Le crime ne donne pas de répit. Les malfaiteurs exécrables, par leurs actions inhumaines, montrent qu’ils ne sont rien de plus qu’une partie des ordures humaines. Difficile de retenir sa colère ! D’ailleurs, comme l’a si bien dit l’Abbé Pierre : « La colère contre le mal est une vertu ». À cause de l’inaction et l’impuissance des dirigeants, les gangs armés sont devenus en un laps de temps imposants, voire pesants. Ils tuent, volent et kidnappent sans la crainte de rien ni de personne.

Seuls les responsables gouvernementaux et les oligarques puissants sont à l’abri de cette chasse aux innocents. « Nous sommes fatigués, nous en avons marre des enlèvements en cascade de médecins », crie le Dr Carole Cadet Day, en conférence de presse cette semaine. La présidente de l’Association médicale haïtienne se demande comment vivre avec la peur de circuler. Au moins quatre hôpitaux ont temporairement fermé leurs portes pour des cas de kidnapping ciblant le personnel médical. Cette situation affecte grandement le système sanitaire du pays déjà très faible. Il faut être un lycanthrope sans cœur du genre le plus vil pour mettre en danger la vie d’hommes et de femmes qui prennent des risques quotidiens pour sauver des vies. Dans le monde le plus brutal de la criminalité, il y a des codes qui sont respectés, mais ces bêtes à visage humain ont touché le fond, faisant preuve d’un mépris total pour le peuple.

Dans leur délire méphistophélique, les gangs ont entraîné également la fermeture d’écoles, de magasins tout en prenant d’assaut de nouveaux quartiers, en prenant le contrôle des principales routes reliant la capitale au reste du pays et en enlevant quotidiennement des paisibles citoyens. De plus, ils recrutent plus d’enfants qu’auparavant, leur donnent des armes lourdes et forment des alliances temporaires avec d’autres gangs dans le but de s’emparer de plus de territoires à des fins économiques et politiques en perspective aux prochaines compétitions électorales, avons-nous appris. Selon des analystes, Haïti n’avait jamais connu auparavant une telle période de turbulence, pas même au temps des « Tontons Macoutes », sous le régime des Duvalier.

Entretemps, la police nationale tente de calmer les esprits. Elle mène des opérations et occupe des espaces. Une unité antigang est actuellement en formation, selon une source généralement bien informée contactée par la rédaction du journal La Diaspora. Parallèlement, le gouvernement tente de mobiliser des moyens pour équiper la PNH afin qu’elle puisse être à même de répondre aux assauts répétés des bandits. Mais, toujours est-il que route de Martissant qui est bloquée depuis près d’un an, demeure un défi de taille pour les agents de l’ordre. Le Directeur général de l’institution policière annonce pour bientôt la libération de cette voix connectant au moins quatre départements du pays. Croisons les doigts !

Espérons que lorsque les bandits seront attrapés, tout le poids de la loi leur retombera dessus et qu’ils seront envoyés dans les cellules les plus sombres, pour le restant de leur vie.

Yves Manuel

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