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LES ARBITRES BOYCOTTENT LA REPRISE DU CHAMPIONNAT, POSENT DES CONDITIONS

Alors que la série de fermeture du championnat national de première division était prévue pour les samedi 03 et dimanche 04 avril, les arbitres haïtiens, regroupés à travers le SYNAF, ont décidé de ne pas diriger des rencontres de football en raison des arriérés de salaire de la série d’ouverture. 

Quelle que soit la discipline sportive dans laquelle il est spécialisé, l’arbitre a une importance capitale dans le bon déroulement d’un match, d’une partie ou d’un jeu. Pour cela, les directeurs de jeu doivent se retrouver dans de très bonnes conditions pour effectuer leur travail en toute impartialité. En effet, le syndicat national des arbitres de Football (SYNAF) a appelé les arbitres à ne pas participer aux différents matchs prévus lors de la reprise de la première division ce week-end.

Plusieurs rencontres comptant pour la série de clôture du championnat national D1 n’ont  pu se dérouler ce samedi 03 et ce dimanche 04 avril. Notamment, Real Hope FA Vs AS Mirebalais, Baltimore Vs America, Violette AC Vs ASC. Le syndicat des arbitres haïtiens, à travers une circulaire adressée aux responsables de la Commission Nationale des Arbitres (CONA), a souligné des points indiscutables pour le retour des juges sur les terrains.

L’association exige le paiement des arriérés de salaire par la Fédération Haïtienne de Football. De plus, les conditions suivantes doivent être respectées pour assurer le déroulement de tout tournoi ou rencontre : dorénavant, les frais de déplacement et d’hébergement doivent être raisonnables et disponibles avant le jour de départ, un local attrayant doit être disponible dans la ville concernée, le per diem des matchs doit être calculé au taux du jour, l’accompagnement administratif des arbitres désignés dans les compétitions internationales doit être pris en charge ainsi qu’une couverture d’assurance pour les arbitres dans leurs fonctions. De plus, elle souhaite que la sécurité des arbitres soit garantie avant, pendant et après les rencontres.

Ces multiples revendications paraissent très logiques, tenant compte de la situation difficile du pays mais aussi l’ensemble des scènes de violence  dont sont victimes les responsables du jeu dans les stades, depuis ces dernières années. Il revient aux dirigeants concernés d’assumer leur responsabilité afin que le travail d’arbitrage se fasse en toute quiétude.

Jean Kenson Carriès

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