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Nouveau Gouvernement: la Diaspora haïtienne toujours dans l’attente du référendum constitutionnel

A la tête d’un Exécutif monocéphale depuis l’assassinat du Président de la République, Jovenel Moïse, Ariel Henry imprime définitivement sa marque dans l’histoire de la Première République noire comme « Premier ministre à vocation de Chef d’Etat ». Officiellement, le neurochirurgien ne porte pas le titre de numéro un de la nation, mais ses « actions » ne connaissent pas vraiment de limite. Il nomme, révoque et remanie son Gouvernement. Avec lui, certains opposants farouches d’hier au régime PHTK, qui aujourd’hui jouissent des « délices » d’un pouvoir sans grande autorité et fragile.  Marionnettiste ou Chef d’orchestre ? En tout cas, Maître André Michel, qui s’est publiquement vanté d’avoir fait révoquer un Commissaire du Gouvernement et un Commandant en chef de la police, jubile aujourd’hui d’avoir mis en place une équipe gouvernementale « mosaïque », où tous les Partis politiques supposément les plus « représentatifs » sont représentés. Vu le grand chantier qui attend les anciennes et nouvelles têtes qui composent ce Gouvernement replâtré, notamment la sécurité qui devrait être la « Priorité nationale », d’aucuns ne peuvent s’empêcher d’être pessimistes pour l’avenir le plus proche du pays.

Tout aussi préoccupés que les Haïtiens de l’intérieur, les compatriotes de l’extérieur veulent contribuer à relever le « Défi haïtien », résoudre l’« énigme haïtienne ». Mais pour ce faire, la Diaspora haïtienne, actrice du changement à plus d’un titre, est dans l’attente d’un cadre légal : une nouvelle Constitution. On peut tout reprocher à l’exécutif monocéphale d’Ariel Henry, mais on doit lui reconnaitre une certaine volonté de ne pas laisser partir avec Jovenel Moïse la question du référendum. En effet, le Chef du Gouvernement a inscrit dans sa feuille de route la « réforme constitutionnelle » par voie référendaire. Même si, reconnaissons-le, aucun signal fort n’a été jusqu’ici donné par les autorités en vue de débroussailler le terrain, pacifier le pays pour rendre possible le référendum, il est écrit noir sur blanc que le pays sera doté d’une nouvelle Charte fondamentale, laquelle se doit d’être inclusive. Une nouvelle équipe gouvernementale étant établie, les dirigeants se doivent de passer au plus vite de la parole aux actes, changer de paradigme pour rendre possibles le référendum constitutionnel et l’organisation des élections pour un retour à l’ordre institutionnel et démocratique.

La Diaspora, poumon de l’économie haïtienne dont les transferts ont atteint un montant total de 3,3 milliards de dollars américains pour l’exercice fiscal 2020-2021, ne jure que par l’intégration effective de ces millions de membres dans les affaires civiles et politiques d’Haïti. Seule une nouvelle Constitution peut favoriser ce « retissage » de liens sociaux entre les Haïtiens d’ici et d’ailleurs pour favoriser le développement à grande échelle de la Première République noire. De la mise en place du Gouvernement, à la conduite des affaires de l’Etat, on peut tout oser faire seul. Mais, l’échec attendra toujours au prochain carrefour. La seule voie à emprunter pour ne pas piteusement échouer, c’est celle de l’Union. A quelque niveau qu’ils se trouvent dans l’échelle sociale et où qu’ils évoluent, c’est l’union de ses fils et de ses filles qui sauvera Haïti. A bon entendeur, salut !

La Rédaction

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