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Une organisation de la diaspora envisage de construire un aéroport international dans la commune d’Aquin

Vision Haïti 2040. C’est le nom de cette organisation constituée d’Haïtiens vivant à l’étranger menée par Carol Brutus, Raoul Pierre Louis, Berthony Michel, Edris Ysidor. Depuis des lustres, l’équipe nourrit un projet on ne peut plus ambitieux : construire un aéroport international à Aquin. À l’image de tout aéroport de standard international, ce mégaprojet vise à créer environ 250 mille emplois directs et indirects, prévoit l’un des porteurs de l’idée, Carol Brutus.

Cet aéroport international desservira au moins les quatre départements du grand Sud, à en croire les membres de « Vision Haïti 2040 ». Dans l’état actuel des choses, c’est une véritable galère pour un citoyen qui habite soit à Anse-d’Ainault ou à Les Anglais d’entrer à Port-au-Prince ; celui-ci doit affronter l’embouteillage monstre qui s’installe très souvent à l’entrée Sud de la capitale. C’est ce constat accablant, selon Carol Brutus,  qui a donné naissance à « Vision Haïti 2040 ».  

De Miami à Port-au-Prince, le voyage dure moins de deux heures, alors que de Port-au-Prince aux Cayes par exemple, le trajet dure plus de quatre heures, souligne M. Brutus qui déplore cet état de fait. Le natif de la commune d’Aquin indexe le mauvais état des routes qui ralentit considérablement le trajet. Cette situation encombrante représente un frein à l’investissement dans le Sud d’Haïti.

De ce fait, les membres de Vision Haïti 2040 disent voir en leur initiative un palliatif à ce problème. Un aéroport international dans le grand Sud, selon eux, aura plusieurs avantages. D’abord, un lien direct entre cette région et des pays étrangers. De plus, un Sudois prendra moins de temps pour se rendre chez lui, sans avoir à affronter les obstacles de la capitale. Enfin, la création d’emploi dans le domaine de la restauration, l’hôtellerie et le tourisme, entre autres, est garantie.

Toutefois, Carol Brutus reconnaît que l’argent devant financer ce projet ne tombera pas du ciel. Grosso modo, près de 100 millions de dollars sont nécessaires à sa réalisation. Pour parvenir à récolter ce fonds, Vision Haïti 2040 envisage deux scénarios. Premièrement, la signature d’un contrat ou d’une coopération entre les investisseurs étrangers. Deuxièmement, puisque, statistiques aidant, près de 4 milliards de dollars sont annuellement investis en Haïti via les ONG, les porteurs de l’idée envisageraient de négocier avec le Gouvernement américain afin de canaliser ce montant vers la construction de cet aéroport. Déjà, confie Carol Brutus, 100 carreaux de terre sont disponibles pour l’atterrissage du projet.

Junior Luc

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