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Éditorial

Opposition Vs Pouvoir : pourquoi conquérir l’opinion internationale quand on refuse de se parler?

Opposition Vs Pouvoir : pourquoi conquérir l’opinion internationale quand on refuse de se parler?

Éditorial
« Pas un seul pays au monde, quel que soit son système politique, n’a réussi à se moderniser avec une politique de porte fermée », disait Deng Xiaoping en 1982. Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, cette affirmation de celui qui fut surnommé le « Petit timonier » a valeur de vérité absolue. Parce qu’aucun pays ne peut vivre en autarcie, il parait indispensable pour les gouvernants et les gouvernés d’un État donné de chercher l’appui, voire le secours d’autres États surtout en temps de crise. Fort de cette considération, il est normal qu’Haïti, voix discordante dans le concert des nations, cherche de l’aide étrangère pour tenter de mettre fin à la cacophonie répétitive qui existe dans son esprit. Ce n’est pas un mal si le thé qui guérit le malade vient de chez le
Mise à la retraite de juges à la Cour de cassation, un fait pas nouveau !

Mise à la retraite de juges à la Cour de cassation, un fait pas nouveau !

Éditorial
Passés ou récents, de nombreux faits d’importance dans l’histoire d’Haïti nous échappent. Voilà un défaut, un vide, un déficit que l’école à tous les niveaux (primaire, secondaire, universitaire) doit corriger. Un peuple sans mémoire est un peuple sans histoire, dit-on. Voilà une vérité de La Palice ! L’Haïtien oublie parfois trop vite et trop souvent. Un travail de mémoire s’impose, définitivement.     L’arrêté en date du 8 février 2021 pris par l’administration Moïse-Jouthe a fait l’effet d’une petite bombe, enflammant ainsi les réseaux socionumériques. Chacun y va de son jugement, hâtif ou éclairé. En effet, trois juges à la Cour de cassation, Yvickel Dieujuste Dabrezil, Wendelle Coq Thélot, Joseph Mécène Jean Louis, ont été mis à la retraite. Pour donner
Jovenel Moïse ferme au poste, l’opposition désigne son président

Jovenel Moïse ferme au poste, l’opposition désigne son président

Actualités, Éditorial
L’histoire se répète. Ce lundi 8 février 2021, Haïti s’est réveillée avec deux « Présidents ». L’un, Jovenel Moïse, qui jure de transmettre le pouvoir en févier 2022 à un successeur dignement sorti des urnes, l’autre, Joseph Mécène Jean Louis, juge à la cour de cassation choisi par l’opposition pour mener la « Transition de rupture ». On se le rappelle, il y a 20 ans, soit le 7 février 2001 à l’époque de Jean-Bertrand Aristide, les opposants au régime Lavalas avaient désigné, installé leur président symbolique, en l’occurrence Maître Gérard Gourgue. Depuis des décennies, Haïti offre un spectacle singulier à la face du monde susceptible de faire rire ou pleurer, suivant le degré des sensibilités. Le pays est en guerre contre lui-même, les petits intérêts s’en
Vive le dialogue ! A bas le chaos !

Vive le dialogue ! A bas le chaos !

Éditorial
Bonne nouvelle ! Ce jeudi 4 février 2021, les dépositaires de la souveraineté nationale ont pris rendez-vous. En effet, à 3 :00 PM (heure haïtienne), le président de la République, Jovenel Moïse, reçoit en audience au Palais national le président du Sénat, Joseph Lambert. Ensemble, les deux hommes vont chercher la ‘’formule magique’’ pour éviter au pays le chaos dont les opposants au pouvoir en place se veulent les artisans. Les ‘’protagonistes du chaos’’ et ceux qui sont plus disposés à voir les choses par le petit bout de la lorgnette diront, à tort, que le temps du dialogue est révolu. Et comme justification, ils ne manqueront pas d’évoquer la date fatidique du 7 février 2021, arrêtée par l’opposition comme jour marquant la fin du mandat présidentiel. Faux ! Archi
A quand la fin de ‘‘l’exil culturel’’ de la diaspora ?

A quand la fin de ‘‘l’exil culturel’’ de la diaspora ?

Éditorial
Les troubles politiques de ces dernières années ont privé le pays de plusieurs rendez-vous culturels importants. Depuis les émeutes urbaines de juillet 2018 à date, Haïti a raté presque toutes les manifestations culturelles auxquelles sont attachés les Haïtiens du terroir et ceux de la diaspora. La communauté haïtienne vivant à l’étranger est l’un des principaux poumons économiques du pays dont la contribution dans le produit intérieur bruit (PIB) est hautement significative. Son attachement viscéral à Haïti se manifeste également par sa présence sur le territoire en temps de fêtes commémoratives. Cependant, elle subit les conséquences des crises politiques à répétition et est contrainte de se confiner à l’étranger, privée de toute participation aux fêtes nationales et régionales du p
7 février 2021 : Et si l’opposition privilégiait pour une fois « l’arme du dialogue » ?

7 février 2021 : Et si l’opposition privilégiait pour une fois « l’arme du dialogue » ?

Éditorial
Sit-in. Manifestations. Grèves. Pays lock… Les armes utilisées par l’opposition du 7 février 2017 à date, pour tenter de chambarder le pouvoir en place, ont été évidemment destructrices, mais certainement inefficaces pour mettre K.-O. le président de la République, Jovenel Moïse, qui semble passé Maître dans l’art de résister aux ‘’forces du mal’’. En parole comme en action, les opposants au régime PHTK semblent avoir fait de la vieille plaisanterie de carabin (opération réussie, patient décédé) leur seul et unique credo politique. Ainsi se résume la lutte politique actuelle : quelques-uns (les fossoyeurs du pouvoir) contre quelqu’un (Jovenel Moïse) aux dépens de tous (le peuple). Dans l’imaginaire politique de pas mal de politiciens haïtiens, la prise du pouvoir per fas et nefas préc
L’épidémie qui tue en Haïti

L’épidémie qui tue en Haïti

Éditorial
Il y a quinze jours, des pays de l’Europe du Nord et certains États américains se sont replongés dans ce qu’on appelle désormais dans le langage courant « un reconfinement ». Ne pouvant résister à l’assaut de la pandémie du coronavirus, ces pays ont dû prendre des mesures drastiques afin d’éviter sur leur surface territoriale de nouvelles hécatombes. En France, où même les bibliothèques et les librairies ont dû fermer leurs portes, sortir se promener constitue une infraction non moins importante. La peine prévue en cas de dérogation aux règles régissant le confinement va jusqu’à 15 mille euros d’amende et un an de prison. Plus près de nous, à New-York, le maire de cette ville a annoncé en début de novembre la fermeture des établissements scolaires, entre autre
Les dessous du silence d’État…

Les dessous du silence d’État…

Éditorial, Politique
"L'arbre qui tombe fait plus de bruit que l'arbre qui grandit". À son ascension à la tête du ministère de la justice, on croyait que Lucmane Dellile allait tout faire pour pallier le problème d'insécurité sur toutes ses formes. Grand diseur, l'ancien commissaire du gouvernement se montrait de la taille de la tâche qui lui aurait été incombée. Dès son accession à la tête du MJSP, maître Lucmane menace, fait des agitations et crée des remours dans l'opinion. Alors qu'il était vu comme l'antidote au mal d'insécurité et à la montée du banditisme dans le pays, le ministre, vraisemblablement, allait casser le bec contre le roc solide du gangsterisme d'État. Meurtres crapuleux, exécutions au vu et au su de tous, destruction de biens publics et/ou privés, violations de droits humain
Haïti: le prix du quotidien impénitent

Haïti: le prix du quotidien impénitent

Éditorial
PHOTO DIEU NALIO CHERY, ASSOCIATED PRESS Assassinats, viols, décimations sommaires, vols et faim font le calvaire impénitent du vécu des haïtiens au quotidien. Pas un jour ne passe sans qu'on ne reçoive pas de nouvelles bouleversantes. Tires sporadiques, paix voilée au dessous fragile, chaque nouvelle journée qui s'écoule sans une inédite nouvelle de crimes survenus est un miracle. En plus d'être victimes d'un État irresponsable, les haïtiens vivotent dans un cycle d'espérance courte à la naissance. À chaque jour suffit sa peine et le bon Dieu devient la poire à nos attentes. Plus que la nourriture et les ratios sèches, l'État priorise la course aux armements en fédérant les bandes armées pour des suites électorales macabres. Les droits bafoués et les devoirs loupés, tous se
LE TEMPS PRÉSIDENTIEL EN HAÏTI

LE TEMPS PRÉSIDENTIEL EN HAÏTI

Éditorial
En Haïti, depuis quelques semaines, le débat sur le début et la fin du mandat du président Jovenel Moise fait rage dans l'opinion publique. Invité par ses étudiants en sciences juridiques à se prononcer sur le sujet, le juriste chevronné Me Sonet Saint-Louis apporte ici un éclairage sur ce sujet houleux, à la lumière de la Constitution de 1987 amendée._ L'article 134-2 qui provoque le débat sur le début et la fin du mandat présidentiel en Haïti se lit comme suit : « L'élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d'octobre de la cinquième année du mandat présidentiel ». Ce qui signifie que le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le Président élu prend fonction immédiatement apr