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Elections générales et Référendum : un pari risqué !

Dans le calendrier électoral modifié du CEP, la date du 26 septembre 2021 est retenue pour l’organisation des scrutins combinés (présidentiel, législatif, référendaire). À l’annonce de cette nouvelle, même les plus optimistes et ceux qui sont favorables à la tenue du référendum constitutionnel sont emparés par « l’incrédulité de Saint Thomas ». C’est légitime ! Reporté à deux reprises, le scrutin référendaire, qui prévoit de rétablir les Haïtiens de la diaspora dans leurs droits civils et politiques comme les élections en vue du renouvellement du personnel politique à la fin de cette année, sont hypothétiques. Plusieurs raisons justifient la légitimité du doute.

En vérité, la bonne volonté de l’administration de Jovenel Moïse ne suffit pas pour ramener l’ordre institutionnel et constitutionnel dans le pays. Plus que jamais, un large consensus entre les protagonistes de la crise s’avère nécessaire. Qui plus est, il est impératif de freiner la témérité des gangs armés, de les mettre hors jeu. Et que dire de la pandémie de coronavirus dont la progression s’accélère depuis la découverte en Haïti des variants anglais et brésilien. À moins de trois mois de la tenue des élections, le gouvernement aura-t-il le temps de vacciner les millions d’électeurs en âge de voter ?

Des discussions sont en cours entre le pouvoir en place et des membres de l’opposition en vue de la mise en place d’un nouveau Gouvernement, empreint de plus d’ouverture. Il est dit que le Président de la République est disposé à octroyer la part du lion aux opposants. Si cela se confirme, ce sera un signal positif et clair que le Chef de l’Etat est pour une ‘’certaine stabilité’, nécessaire à l’organisation des joutes électorales. Mais le hic demeure les bandits sans foi ni loi qui détiennent le pouvoir de vie et de mort sur les citoyens de la Cité. Comment voter à Cité-Soleil, Bel-air, Martissant, Fontamara, Delmas 2… sous le bruit des balles ? Tant que les chefs de gangs et leurs acolytes ne soient mis hors d’état de nuire, voire hors d’état de vivre, la réalisation des élections cette année demeurera une véritable quadrature du cercle.

Mises en déroute à maintes reprises par les bandits armés, les forces de l’ordre sont beaucoup trop faibles pour favoriser le retour de la paix à travers le territoire national. Personne en Haïti n’est détenteur de baguette magique pouvant, en un clin d’œil, exterminer les caïds. Que faire pour parvenir à couper le nœud gordien ? Haïtiens d’ici et d’ailleurs, unissez-vous pour sauver la Patrie ! Comme ce fut le cas en 1803 à Vertières, la force réside encore et toujours dans l’union, même au XXIème siècle.

La Rédaction

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