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Jovenel Moïse ferme au poste, l’opposition désigne son président

L’histoire se répète. Ce lundi 8 février 2021, Haïti s’est réveillée avec deux « Présidents ». L’un, Jovenel Moïse, qui jure de transmettre le pouvoir en févier 2022 à un successeur dignement sorti des urnes, l’autre, Joseph Mécène Jean Louis, juge à la cour de cassation choisi par l’opposition pour mener la « Transition de rupture ». On se le rappelle, il y a 20 ans, soit le 7 février 2001 à l’époque de Jean-Bertrand Aristide, les opposants au régime Lavalas avaient désigné, installé leur président symbolique, en l’occurrence Maître Gérard Gourgue.

Depuis des décennies, Haïti offre un spectacle singulier à la face du monde susceptible de faire rire ou pleurer, suivant le degré des sensibilités. Le pays est en guerre contre lui-même, les petits intérêts s’entrechoquent sans jamais s’harmoniser.

Un coup d’Etat assorti d’une tentative d’assassinat contre le président de la République, Jovenel Moïse, a été déjoué. Des extrémistes assoiffés de pouvoir n’entendent pas donner une chance à la « Paix ». On peut toujours mettre en doute sa sincérité, c’est légitime, mais le chef de l’État s’est montré courageux en tendant une main fraternelle à l’opposition qui, de son coté, ne rêve que d’instabilité, manifestations, blocages des routes… Bref, chaos !

En présentant le bilan des quatre (4) années de son administration, le 7 février 2021, Jovenel Moïse en a profité pour jouer la carte de l’unité, alors qu’il venait, selon la preuve des autorités policières et judicaires, d’échapper à « la mort planifiée ». N’est-ce pas là un geste impliquant le dépassement de soi?

Entretemps, les opposants, eux, plutôt que d’assouplir leur position, en vertu de leur faiblesse manifeste, ne cessent de se radicaliser. Seuls Dieu et les imbéciles ne changent pas, dit-on. Il est clair pour tout le monde que les fossoyeurs du pouvoir en place ne sont pas des dieux. Le boulevard de la « Transition » est sombre et parsemé d’embûches. Pourtant, la voie du « Dialogue » ouvre de belles et grandes perspectives d’espoirs. En 35 ans de démocratie, faisons pour une fois un choix hautement intelligent.

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