samedi, février 27L'information d'un bout à l'autre

Vive le dialogue ! A bas le chaos !

Bonne nouvelle ! Ce jeudi 4 février 2021, les dépositaires de la souveraineté nationale ont pris rendez-vous. En effet, à 3 :00 PM (heure haïtienne), le président de la République, Jovenel Moïse, reçoit en audience au Palais national le président du Sénat, Joseph Lambert. Ensemble, les deux hommes vont chercher la ‘’formule magique’’ pour éviter au pays le chaos dont les opposants au pouvoir en place se veulent les artisans.

Les ‘’protagonistes du chaos’’ et ceux qui sont plus disposés à voir les choses par le petit bout de la lorgnette diront, à tort, que le temps du dialogue est révolu. Et comme justification, ils ne manqueront pas d’évoquer la date fatidique du 7 février 2021, arrêtée par l’opposition comme jour marquant la fin du mandat présidentiel. Faux ! Archi-faux ! Même au jour du jugement dernier, le plus grand des pécheurs pourra tenter d’initier un dialogue avec le Divin, rien que pour essayer de sauver sa peau. Autant dire qu’un geste démocratique est toujours possible quelque soit le lieu, l’heure ou  la circonstance…  Trêve d’humour !

En attendant que la beauté sauve le monde, comme l’a cru l’écrivain russe F. Dostoïevski, le dialogue peut sauver Haïti. D’ailleurs, de tous les gestes humains, dialoguer est peut-être non seulement le plus beau mais le plus fécondateur. De cette rencontre programmée entre les représentants légitimes du peuple, Jovenel Moïse et les Sénateurs, pourra sortir la SOLUTION. Que cette solution soit une sortie ordonnée du chef de l’Etat à la date suspendue sur nos têtes comme l’épée de Damoclès ou la mise en place d’un Gouvernement de consensus mené par Jovenel Moïse jusqu’au 7 février 2022, le préalable ne peut être que des ‘’discussions entre acteurs, entreprises dans les limites fixées par la démocratie’’.

On peut tout reprocher à l’actuel chef de l’Etat, d’ailleurs la démocratie est essentiellement dissensus, mais reconnaissons une chose hautement significative : Jovenel Moïse est le premier président qui reconnait, en parole comme en action, à des milliers d’Haïtiens, la diaspora, le ‘’droit d’avoir des droits’’.  C’est-à-dire, le droit d’agir et d’être reconnus comme sujets contre toutes les formes de négations.  

Enfoncer Haïti dans le chaos rien que par amour pour la ‘’Transition’’ sans un vrai projet de société comme c’est le cas aujourd’hui, équivaudrait à brûler toutes les belles initiatives du pouvoir en place. Parmi elles, la « nouvelle Constitution » à laquelle des milliers de compatriotes évoluant en terre étrangère ont déjà tacitement fait un triomphe, en attendant le vote référendaire.

Celui qui jette le bébé avec l’eau du bain se jette lui-même, volontairement, le sort de Sisyphe ! A bon entendeur, salut !  

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