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CONCACAF-Violences sur les terrains : Carton jaune à Haïti !

Si le football national se joue dans des conditions lamentables, c’est à cause de l’irresponsabilité des dirigeants responsables d’organiser ce jeu dans le pays. Depuis très longtemps, les matchs sont souvent émaillés de scènes de violences qui ont plongé le sport-roi des Haïtiens dans une spirale infernale.

En effet, face à la passivité des responsables qui n’ont pris aucune grande résolution pour stopper les agressions dans le football local, la CONCACAF, instance suprême du football de la région, dans une correspondance adressée au Secrétaire Générale de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), Carlo Marcelin, annonce avoir infligé une lourde sanction aux clubs haïtiens, le 18 février dernier.

« La présente lettre a pour objet de vous informer d’une décision prise par le Conseil de la CONCACAF lors de sa réunion du 28 janvier 2021. En raison des évènements violents qui ont eu lieu lors des récents matchs de clubs en Haïti, le Conseil a décidé, à titre préventif et pour assurer la sécurité de tous les participants, d’interdire à Haïti d’accueillir toute compétition, tous les matchs de club de la CONCACAF jusqu’en 2022 », déclare sans équivoque Philippe Moggio, Secrétaire Général de la Confédération de football.

Évidemment, cette décision est survenue après qu’une rixe a éclaté au Parc St-Yves (Arcahaie), le 10 janvier dernier, lors de la finale retour opposant le Violette Athletic Club à l’Arcahaie Football Club. Par ailleurs, cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe au sein de certains clubs haïtiens, dont l’Arcahaie FC, Don Bosco FC et l’AS Cavaly qui sont dans l’obligation de recevoir leurs rencontres internationales en dehors du pays. C’est un coup de massue pour ces clubs, déjà mal lotis, qui vont devoir consentir de grands débours pour recevoir leurs matchs en République Dominicaine.

Certes, la sanction est lourde, mais face à la montée spectaculaire des actes de brutalités sur les terrains et l’inaction des autorités concernées qui ne prennent presqu’aucune disposition pour freiner ces dérives, la CONCACAF ne pouvait rester les bras croisés. Malgré ses conséquences, cette décision est susceptible de porter les responsables de la FHF, les dirigeants de clubs, à rétablir les règles nécessaires au bon déroulement des championnats nationaux.

Jean Kenson Carriès

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