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« Haīti, l’heure est à la conscience nationale et à la réconciliation nationale »

Chers frères et sœurs haītiens,

Il est temps de sonner l’horloge nationale qui tripote nos tympans républicains, pour réveiller notre conscience nationale, en vue de constater, d’examiner et de dresser des procès-verbaux sur tous les dégâts, toutes les malfaisances et tous les maux culturels, sociaux, politiques et économiques, que nous-mêmes, Haītiens, avons causé à notre propre nation depuis 218 ans d’indépendance nationale (1804 – 2022).

Il est temps d’arrêter ce géant pendule mental et fictif, qui tourne autour de notre cerveau, qui est propulsé par une spirale d’espoir noirâtre et de fausses promesses recyclées, voulant nous faire croire que d’autres nations viendront à notre aide, pour planifier notre avenir et faciliter notre bien-être collectif et autres. C’est faux! Relisez attentivement les pages glorieuses de notre histoire nationale! Et, vous voyez qu’en la lisant, que personne ne nous a jamais aidés et aimés, pour accomplir quoi que soit. Ce, pour avoir accompli cette grande épopée dans les annales de l’histoire, qui n’est autre que la liberté, l’égalité et la fraternité des hommes et des femmes.

Contrairement, c’est notre histoire nationale et notre fierté ancestrale qui constituent tous nos bonheurs de liberté, ainsi que tous nos malheurs face à nos détracteurs silencieux et à nos éternels ennemis non-déclarés.

Il est temps d’arrêter de se bercer d’illusions que d’autres nations nous aiment et nous aimeront, à cause de leurs succulents discours couverts de nuages et de brouillards haītiphobes. Cessez de rêver ce que nous ne sommes pas et ne serons jamais, et commencez à rêver comme nos aīeux. C’est-à-dire ce que nous sommes. Ce nous avons accompli au nom de la liberté humaine. Ce que nous représentons et ce que nos aīeux attendent de nous, et des générations à venir!

Il est temps d’arrêter de troubler notre propre vigilence ancestro-historique et politique pour pouvoir vivre dans l’utopie politique vivante, modernisée, manupilée et téléguidée. En tant que peuple de combat, notre existence doit s’accorder en genre et en nombre avec ceux qui sont nos amis et ceux qui sont nos ennemis. On ne nous a jamais aimés et on ne nous aimera jamais, car, les empreintes historiques de nos aīeux pour la liberté, l’égalité et la fraternité, font de nous, un peuple menaçant et une nation rebelle.

Haītiens, Haītiennes, en tant qu’un seul peuple, en tant que fils et filles d’une seule nation, il est de temps d’apprendre à s’aimer au lieu de « haīr le tien », à se tolérer au lieu de se diaboliser, à se valoriser au lieu de se rabaisser, à s’entraider au lieu de s’entredéchirer, à se réconcilier au lieu de se détruire, à s’unir au lieu de se fuir, à se fraterniser au lieu de se diviser, et à embracer la diversité et la beauté humaine au lieu de colorer ou colorier nos frères et sœurs haītiens pour les dénationaliser « . Car, de par notre culture historique, nous ne voulons pas être une nation qui promeut la xénophobie (hostilité systématique manifestée à l’égard des étrangers) contre une minorité haītiano-orientale. Aussi, c’est contraire au rêve Dessaliniste (le père de la patrie) et au rêve Pétioniste (le père du panaméricanisme), et c’est également une violation historique du CONGRÈS DE L’ARCAHAIE (le 18 mai 1803), qui donna lieu à la création du drapeau national haïtien par le père de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, en arrachant le blanc du drapeau français et fit coudre le bleu et le rouge par Catherine Flon pour symboliser l’union des NOIRS et de MULÂTRES.

Aujourd’hui, seul le chemin de la réconciliation nationale peut sauver notre nation, qui est déchirée par d’incessantes guerres tribales politico-économiques!

Vive la République d’Haīti!

Vive la liberté, l’égalité et la fraternité!

Vive l’union fait la force!

Vive une nouvelle nation haītienne!

Vive la jeunesse haītienne!

Une autre génération pour une autre mentalité et un autre leadership dans les affaires de la République!

*Les pensées patriotiques d’un « Soixante-dixard (1970 – 1979) »:*

*-Karl-Henry PÉRICLÈS.*

*Analyste & Stratège Politique Sr.*

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