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Ensemble pour un « Gouvernement d’Union Nationale » !

Mettre en place un « Gouvernement d’union nationale », voilà l’une des priorités de l’administration Moïse-Joseph. Suite à la démission de Joseph Jouthe de son poste de Premier ministre en avril dernier, le Président de la République, Jovenel Moïse, l’avait annoncé. En conférence de presse en sa résidence officielle, le mardi 4 mai 2021, l’actuel Chef du Gouvernement, Claude Joseph, l’a confirmé. Plutôt que de s’opposer à tout, les opposants de l’équipe au pouvoir feraient mieux de le « prendre au mot ». Comme le suggère la communauté internationale, les protagonistes se doivent d’établir une passerelle de communication par la signature d’un « accord inclusif »pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle. Mille fois déçue dans ses espérances de faire basculer le pouvoir en place, aujourd’hui l’Opposition n’a qu’un choix : tester la bonne foi des dirigeants. Mais comment ? Plusieurs fois « stoppé » dans son élan de vouloir réaliser contre vents et marées certains projets, le Chef de l’Etat semble vouloir faire preuve aujourd’hui de plus de vigilance en optant pour l’ouverture gouvernementale. Est-il sincère ?

A grands renforts de publicité, l’équipe dirigeante affiche sa volonté de changer la Constitution afin d’effectuer le grand virage vers la modernité et l’inclusion de tous les Haïtiens; en action comme en parole, l’équipe dirigeante a mis le cap vers la tenue d’élections libres et démocratiques… Soit !  Au lieu de réclamer le départ « ordonné » ou « désordonné » de Jovenel Moïse, ses opposants feraient mieux de s’astreindre, à l’heure qu’il est, à l’application de la « politique de la main tendue ». C’est un fait, la faiblesse philosophique de l’idéologie de l’opposition politique haïtienne, se résumant au fameux « Rache manyòk », n’est plus à démontrer. C’est une vérité de La Palice que la politique « Tèt dwat » souvent appliquée par l’actuelle administration n’est pas génératrice de paix nécessaire aux bonnes intentions du 58ème président d’Haïti. Mais, fort de leur statut de « dirigés », ne détenant aucun vrai levier de décision, les opposants doivent abandonner leurs vieux projets de chambardement par tous les moyens, en faisant un pas vers le pouvoir en place, le « prendre au mot », « tester sa bonne foi ». La manifestation des consciences patriotiques éveillées et réveillées doit se substituer aux manifestations de rue, destructrices de l’économie. 

Modérés ou radicaux, les opposants au pouvoir devraient, intelligemment, lui tendre la main pour rendre possible la mise en place du « Gouvernement d’union nationale » envisagé par Jovenel Moïse. A travers ce qu’on pourrait sciemment appeler un « test politique », et que la communauté internationale appelle un « accord inclusif », la nation saurait, une fois pour toute, si l’équipe dirigeante veut vraiment réaliser pour elle-même un référendum constitutionnel et des élections présidentielles, législatives et locales cette année, comme tente de le faire croire une partie de l’opinion publique nationale et internationale.

Si l’honnêteté et la vérité constituent véritablement les fondements sur lesquels repose la politique de l’opposition comme elle tente à longueur de journée de le faire croire à travers les graves dénonciations visant l’équipe au pouvoir, l’heure a sonné de mettre la « Raison » et la « Sincérité » de l’administration Moïse-Joseph à rude épreuve une bonne fois pour toute.

La Rédaction

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