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Éditorial

Deux mois pour prendre la « bonne décision »

Deux mois pour prendre la « bonne décision »

Éditorial
De grands événements se sont produits dans le monde un « 27 avril ». Il y a 173 ans, soit en 1848, la France abolissait l’esclavage, en adoptant une loi interdisant le commerce et la traite négrière. A cette date, 27 avril, l’Afrique célèbre le Freedom Day, jour rappelant les élections libres de 1994, les premières après l’apartheid. La liste des hauts faits historiques qui marquent cette date est longue comme le bras... Chez nous en Haïti, à s’y méprendre, le « 27 avril » ne rappelle aucun événement historique majeur. Mais, aujourd’hui même nous devons inscrire dans notre conscience collective que deux mois nous séparent de la tenue du référendum constitutionnel prévu le 27 juin 2021. Autant dire que nous disposons d’assez de temps pour réfléchir et prendre
Et si l’on disait tous « oui » au référendum constitutionnel ?

Et si l’on disait tous « oui » au référendum constitutionnel ?

Actualités, Éditorial
Par simple égoïsme ou par esprit de polémique, des voix s’élèvent pour rejeter catégoriquement le référendum constitutionnel prévu le 27 juin 2021, en vue du changement de la Constitution de 1987. Au sein même du parti sous la bannière de laquelle Jovenel Moïse a été élu Président de la République, une profonde dissonance résonne. Sans grands efforts d’analyse, le commun des mortels peut comprendre que ceux qui refusent d’entrer définitivement dans la modernité, par la révision en profondeur d’une Charte obsolète et rétrograde, n’ont qu’une seule aspiration : maintenir le statu quo. En effet, la machine de dénigrement mise en branle contre l’Avant-projet de la nouvelle Constitution participe d’une politique obscurantiste appliquée depuis plusieurs décennies par des hommes
Joseph Mécène Jean-Louis, « voix discordante » de l’opposition

Joseph Mécène Jean-Louis, « voix discordante » de l’opposition

Actualités, Éditorial
En théorie comme en pratique, dans les gestes comme dans les faits, un seul mot résume l’opposition politique haïtienne : RADICALISATION. Ce terme trouve non seulement en l’opposant son incarnation la plus parfaite, il démontre également que les mots-fondateurs : Dialogue, Consensus, ne figurent pas dans le lexique politique des fossoyeurs du pouvoir en place. En tout et pour tout, c’est une opposition intransigeante, sclérosée, obscurantiste et rétrograde qui avait toujours voulu et veut encore « le beurre et l’argent du beurre ». Tout ou rien, voilà son principe ! Ce dimanche 28 mars 2021, un élément semble avoir détraqué l’univers radical parfaitement construit par l’opposition. En effet, dans la symphonie macabre et machiavélique jouée par les farou
Cessez vos hypocrisies, Haïti n’est pas un État souverain !

Cessez vos hypocrisies, Haïti n’est pas un État souverain !

Actualités, Éditorial
Par fausse arrogance ou par un quelconque vice de l’esprit, certains Haïtiens, en pleine discussion prétendument démocratique, déclarent très souvent, à qui veut l’entendre, qu’Haïti est un pays souverain. Facile à dire, mais difficile à prouver ! L’un des traits caractéristiques de ces nationalistes à bon marché, toujours prêts à prêcher l’évangile de la Souveraineté sans pouvoir pour autant le pratiquer, c’est de se croire plus Dessalinistes que l’Empereur Jacques 1er lui-même. Souveraineté ! Ils disent cela de la bouche, mais le cœur n’y touche ! En fait, tels que les mots « Liberté ! Egalité ! Fraternité » dignement et fièrement inscrits dans l’Acte de l’Indépendance du 1er janvier 1804, notre souveraineté de peuple n’est ancrée ni dans notre tête, ni
Mieux canaliser nos énergies pour mieux réussir ensemble

Mieux canaliser nos énergies pour mieux réussir ensemble

Actualités, Éditorial
Dimanche 28 février 2021. Plusieurs milliers de citoyens sont descendus dans les rues de Port-au-Prince pour dire NON à ce qu’ils appellent « la dictature ». C’est légitime ! D’ailleurs, la Constitution de 1987 en son article 31 garantit la liberté d’association et de réunion sans armes à des fins politiques, économiques, sociales, culturelles ou à toutes autres fins pacifiques. Les mauvaises langues disent que la grande majorité des participants à cette « grande marche » ont été monnayés et que de grands débours ont été consentis par des « tenants du système » qui veulent à tout prix chambarder le pouvoir en place. Qu’importe ! Parvenir à motiver autant de citoyens, quels que soient les moyens utilisés, c’est la preuve par mille que la s
Opposition Vs Pouvoir : pourquoi conquérir l’opinion internationale quand on refuse de se parler?

Opposition Vs Pouvoir : pourquoi conquérir l’opinion internationale quand on refuse de se parler?

Éditorial
« Pas un seul pays au monde, quel que soit son système politique, n’a réussi à se moderniser avec une politique de porte fermée », disait Deng Xiaoping en 1982. Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, cette affirmation de celui qui fut surnommé le « Petit timonier » a valeur de vérité absolue. Parce qu’aucun pays ne peut vivre en autarcie, il parait indispensable pour les gouvernants et les gouvernés d’un État donné de chercher l’appui, voire le secours d’autres États surtout en temps de crise. Fort de cette considération, il est normal qu’Haïti, voix discordante dans le concert des nations, cherche de l’aide étrangère pour tenter de mettre fin à la cacophonie répétitive qui existe dans son esprit. Ce n’est pas un mal si le thé qui guérit le malade vient de chez le
Mise à la retraite de juges à la Cour de cassation, un fait pas nouveau !

Mise à la retraite de juges à la Cour de cassation, un fait pas nouveau !

Éditorial
Passés ou récents, de nombreux faits d’importance dans l’histoire d’Haïti nous échappent. Voilà un défaut, un vide, un déficit que l’école à tous les niveaux (primaire, secondaire, universitaire) doit corriger. Un peuple sans mémoire est un peuple sans histoire, dit-on. Voilà une vérité de La Palice ! L’Haïtien oublie parfois trop vite et trop souvent. Un travail de mémoire s’impose, définitivement.     L’arrêté en date du 8 février 2021 pris par l’administration Moïse-Jouthe a fait l’effet d’une petite bombe, enflammant ainsi les réseaux socionumériques. Chacun y va de son jugement, hâtif ou éclairé. En effet, trois juges à la Cour de cassation, Yvickel Dieujuste Dabrezil, Wendelle Coq Thélot, Joseph Mécène Jean Louis, ont été mis à la retraite. Pour donner
Jovenel Moïse ferme au poste, l’opposition désigne son président

Jovenel Moïse ferme au poste, l’opposition désigne son président

Actualités, Éditorial
L’histoire se répète. Ce lundi 8 février 2021, Haïti s’est réveillée avec deux « Présidents ». L’un, Jovenel Moïse, qui jure de transmettre le pouvoir en févier 2022 à un successeur dignement sorti des urnes, l’autre, Joseph Mécène Jean Louis, juge à la cour de cassation choisi par l’opposition pour mener la « Transition de rupture ». On se le rappelle, il y a 20 ans, soit le 7 février 2001 à l’époque de Jean-Bertrand Aristide, les opposants au régime Lavalas avaient désigné, installé leur président symbolique, en l’occurrence Maître Gérard Gourgue. Depuis des décennies, Haïti offre un spectacle singulier à la face du monde susceptible de faire rire ou pleurer, suivant le degré des sensibilités. Le pays est en guerre contre lui-même, les petits intérêts s’en
Vive le dialogue ! A bas le chaos !

Vive le dialogue ! A bas le chaos !

Éditorial
Bonne nouvelle ! Ce jeudi 4 février 2021, les dépositaires de la souveraineté nationale ont pris rendez-vous. En effet, à 3 :00 PM (heure haïtienne), le président de la République, Jovenel Moïse, reçoit en audience au Palais national le président du Sénat, Joseph Lambert. Ensemble, les deux hommes vont chercher la ‘’formule magique’’ pour éviter au pays le chaos dont les opposants au pouvoir en place se veulent les artisans. Les ‘’protagonistes du chaos’’ et ceux qui sont plus disposés à voir les choses par le petit bout de la lorgnette diront, à tort, que le temps du dialogue est révolu. Et comme justification, ils ne manqueront pas d’évoquer la date fatidique du 7 février 2021, arrêtée par l’opposition comme jour marquant la fin du mandat présidentiel. Faux ! Archi
A quand la fin de ‘‘l’exil culturel’’ de la diaspora ?

A quand la fin de ‘‘l’exil culturel’’ de la diaspora ?

Éditorial
Les troubles politiques de ces dernières années ont privé le pays de plusieurs rendez-vous culturels importants. Depuis les émeutes urbaines de juillet 2018 à date, Haïti a raté presque toutes les manifestations culturelles auxquelles sont attachés les Haïtiens du terroir et ceux de la diaspora. La communauté haïtienne vivant à l’étranger est l’un des principaux poumons économiques du pays dont la contribution dans le produit intérieur bruit (PIB) est hautement significative. Son attachement viscéral à Haïti se manifeste également par sa présence sur le territoire en temps de fêtes commémoratives. Cependant, elle subit les conséquences des crises politiques à répétition et est contrainte de se confiner à l’étranger, privée de toute participation aux fêtes nationales et régionales du p