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Une énième rentrée scolaire sur fond de troubles socio-politico-économiques majeurs

En temps normal la rentrée scolaire n’est jamais facile pour aucun parent. Qu’il s’agisse de ceux des millieux aisés, ceux de la classe moyenne, et ceux de la classe défavorisée n’en parlons pas. À leur échelle respective, ils ont tous des préoccupations qui rendent la rentrée problématique. Cette année académique 2021-2022 ne fait exception en ce sens qu’elle traîne son lot de difficultés. Néanmoins, d’un certain point de vue elle parait un peu spéciale. Divers facteurs expliquent cela. Partant de l’insécurité, la crise sanitaire pour aboutir à la hausse du coût de la vie, en passant par la crise politique et les séquelles du dernier tremblement de terre. 

Les questions opportunes devant cet état de fait : comment l’Etat va-t-il procéder pour rendre possible et moins pénible cette rentrée? Les enfants sont-ils dans les dispositions mentales propres à un retour en classe? On connait tous les raisons qui justifieraient cette dèrnière question, pour la première, sans être dans le pyrrhonisme vis-à-vis de l’aptitude des autorités à pallier des manquements, on sait d’avance qu’elles ne sont ni créatives ni inventives. Cependant, la population à tous les niveaux ne peut s’empêcher d’en avoir des expectatives. Le peuple en a bien le droit, car s’il y a des gens en place, de facto ou pas, ils doivent être aussi en charge.

Dans le grand sud, des dizaines d’établissements scolaires se sont effondrés lors du séisme du 14 août dernier. Le premier ministre parle de déblayer les espaces sans même annoncer de véritables palliatifs notamment l’installation de structures préfabriquées pour acceuillir les écoliers. Par surcroit de malheur, la terre n’a pas encore cessé de trembler au niveau de la région. Ce qui pourrait annihiler toute disposition à l’apprentissage de la part des écoliers.

Comme d’habitude, la grande majorité des parents, particulierement de très petites bourses, crient leur impuissance devant les obligations liées à la rentrée scolaire 2021-2022 qui a été repoussée au 21 septembre.
À seulement quelques jours de cette échéance, les nombreux impondérables majeurs succeptibles d’entraver cette rentrée n’ont pas l’air d’avoir été adressés plus efficacement que cela. Le chef de gouvernement avec rang de « Président » qui semble ne rien savoir de ce qu’il fait a tweeté un message à la teneur lacunaire dans lequel il ne promet même pas d’adresser la moitié des problèmes se rapportant à la rentrée scolaire. Pour le coup, ce tweet est plus succeptible de renforcer les inquiétudes des gens que de les rassurer par rapport au contexte.

Kensley Marcel

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