En moins de 200 jours, plus de 1,6 million de migrants en situation irrégulière ont quitté les États-Unis. C’est ce que revendique le Département de la Sécurité intérieure (DHS) sous l’administration de Donald Trump.
Pour encourager les départs volontaires, le gouvernement a lancé une initiative via l’application CBP Home : 1 000 dollars et un billet de voyage gratuit sont offerts à ceux qui quittent le pays de leur plein gré, à condition de ne pas avoir de casier judiciaire autre qu’un statut migratoire illégal.
Plus d’un million de personnes auraient déjà utilisé cette option. Selon la secrétaire du DHS, Kristi Noem, cette politique permet de « rendre les rues plus sûres », de « soulager les écoles et hôpitaux » et d’« offrir plus d’emplois aux Américains ».
Mais les tensions montent dans les grandes villes démocrates comme New York, Los Angeles ou San Francisco, qui dénoncent des méthodes brutales. Des élus comparent l’action des agents de l’immigration à celle de groupes extrémistes. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a qualifié Trump de « président criminel ».
Face aux critiques, l’administration reste ferme. Trump insiste : « Si les démocrates ne sont pas forts sur ce sujet, ils ne pourront pas protéger le pays. »
Avec des agents masqués dans les rues, des départs en masse et des mots qui divisent, Trump ne nettoie pas seulement l’Amérique des migrants. Il redessine aussi, à sa manière, le visage de la nation.