samedi, août 30

Un nouveau drame secoue Haïti et ravive les débats sur la violence endémique. Le lundi 18 août 2025, Zamy Wanderson, 19 ans, créateur de contenu et espoir du basketball haïtien, a été tué par une balle perdue à Delmas 83, lors d’un mouvement de protestation d’enseignants devant le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

Connu sur TikTok sous le pseudonyme WZ12, Zamy Wanderson était un ancien élève du Collège Canado-Haïtien et un basketteur prometteur. Selon les premiers témoignages, il traversait la zone lorsque la police a tenté de disperser une manifestation d’enseignants réclamant de meilleures conditions de travail.

Un agent de sécurité du ministère aurait ouvert le feu. Atteint à l’estomac, le jeune homme a été transporté en urgence, mais il a succombé avant même d’être admis à l’hôpital.

La mort de Zamy Wanderson a provoqué une onde de choc. Sur les réseaux sociaux, des milliers de jeunes dénoncent une société qui « sacrifie ses enfants ».
La Fédération haïtienne de basketball (FHB), dont Zamy était proche, a publié un message bouleversé :

« La Fédération Haïtienne de Basketball est consternée par la perte tragique de Zamy Wanderson. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, ses coéquipiers, ses amis et à toute la communauté du basketball. Que justice soit rendue. »

Pour beaucoup, ce décès illustre la violence aveugle qui mine le pays. « Chaque semaine, des vies innocentes s’éteignent sous les balles, sans que personne n’assume ses responsabilités », déplore un jeune militant des droits humains sur les réseaux. Parents, professeurs et organisations de jeunesse exigent une enquête transparente sur les circonstances de ce tir mortel.

Sur les réseaux sociaux, l’émotion s’est transformée en indignation. Des vidéos de Zamy circulent en hommage, son visage souriant devenant le symbole d’une jeunesse pleine d’espoir brutalement arrachée. Les internautes interpellent directement les autorités, accusées d’impuissance et d’irresponsabilité face à une insécurité qui décime les innocents. « Chaque balle perdue devient une condamnation pour notre génération », écrit un étudiant sur X. D’autres réclament des démissions et des poursuites judiciaires. Pour beaucoup, le drame de Zamy n’est pas un fait divers isolé mais l’incarnation d’un État défaillant qui ne protège plus sa population.

La société civile réclame des explications au MENFP et aux autorités policières. Qui a tiré ? Dans quelles conditions ? Pourquoi des armes létales ont-elles été utilisées pour disperser des enseignants ?

La disparition de ce jeune homme, qui rêvait d’une carrière sportive et inspirait déjà sur les réseaux sociaux, est perçue comme un nouveau signal d’alarme. « On ne peut plus rester indifférents. Chaque balle perdue nous enlève une part de notre avenir », écrit un internaute.

Alors que le pays s’interroge sur ses dérives sécuritaires, une certitude demeure : la vie de Zamy Wanderson, fauchée à 19 ans, restera le symbole d’une jeunesse sacrifiée.

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