L’Université Quisqueya (UniQ) affirme dans une note publiée le 8 mars 2026 que les 150 millions de gourdes reçus de l’État haïtien ont été accordés légalement et en toute transparence. L’institution a diffusé une note explicative pour clarifier ce dossier après les interrogations soulevées par la Fondasyon Je Klere (FJKL), à la suite de la publication d’un tableau des décaissements effectués par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) entre avril et novembre 2025.
UniQ précise que la demande de financement remonte à décembre 2022 et visait à assurer la continuité de ses activités académiques. L’avocat Samuel Madistin, un des responsables de la FJKL, a déclaré lors de l’émission Panel Magik le 9 mars que des documents officiels doivent être rendus publics pour prouver l’utilisation exacte de ces fonds. La FJKL maintient que la transparence ne peut être garantie sans publication détaillée des rapports financiers.
L’Université Quisqueya a reçu ce financement, inscrit dans la rubrique « appuis financiers », en trois versements de 50 millions de gourdes. L’université rejette les accusations d’opacité et de financement personnel du recteur Jacky Lumarque. Elle rappelle que l’appui de l’État relève d’un dispositif légal prévu par le décret du 11 mars 2020. L’institution souligne que sa gestion privée ne signifie pas que les fonds profitent à ses dirigeants.
UniQ indique que des rapports narratifs et financiers ont été transmis au ministère de l’Économie et des Finances à plusieurs reprises. L’université met en avant sa mission éducative et son rôle social dans le pays. Elle insiste sur le contexte de crise économique et la baisse drastique des inscriptions étudiantes qui ont rendu cet appui nécessaire.
La FJKL considère que ce financement, accordé sous l’administration du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé, mérite un contrôle public. Elle appelle à ce que l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) mène une enquête pour clarifier le dossier. L’organisation soutient que les documents doivent être rendus publics afin de garantir la confiance de la population.
L’université rappelle que d’autres institutions privées bénéficient également d’appuis de l’État dans le cadre légal du décret du 11 mars. UniQ affirme que les fonds ont été utilisés conformément aux objectifs pédagogiques et administratifs.
La FJKL estime que ces financements doivent tous être soumis à des audits publics pour éviter toute suspicion. Samuel Madistin insiste pour obtenir des preuves concrètes et détaillées de ces dépenses, soulignant que seule la publication des documents officiels permettra de lever les doutes sur ce financement.
