samedi, juillet 11

L’Iran a officiellement entamé ce vendredi une semaine de cérémonies funéraires en hommage à son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, décédé lors des frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël au cours de la guerre qui a opposé les deux camps plus tôt cette année.

Le cercueil de Khamenei a été exposé dans le grand complexe de prière Imam Khomeini, à Téhéran, où des milliers de fidèles, des responsables politiques, des chefs militaires ainsi que plusieurs délégations étrangères se sont rassemblés pour lui rendre un dernier hommage. L’émotion était particulièrement vive parmi les partisans du régime, certains en larmes, scandant des slogans religieux et patriotiques tandis que des fleurs étaient déposées autour du cercueil.

Les autorités iraniennes ont prévu une série de cérémonies qui s’étendront sur plusieurs jours. Après les hommages organisés à Téhéran, la dépouille sera transportée mardi dans la ville sainte de Qom, haut lieu du clergé chiite iranien. Mercredi, des cérémonies sont également prévues dans les villes irakiennes de Nadjaf et Kerbala, deux des plus importants centres spirituels du chiisme, avant l’inhumation prévue jeudi à Machhad, près du mausolée de l’imam Reza, l’un des sites religieux les plus sacrés d’Iran.

La cérémonie intervient dans un contexte particulièrement délicat pour la République islamique. La disparition de Khamenei, qui a dirigé l’Iran pendant près de quatre décennies, marque la fin d’une époque et ouvre un nouveau chapitre pour le pays. Son fils, Mojtaba Khamenei, désigné comme nouveau guide suprême, hérite d’un pays confronté à de nombreux défis, notamment une économie affaiblie par les sanctions internationales, des tensions politiques internes et des relations toujours très tendues avec les États-Unis et Israël.

Afin d’assurer le bon déroulement des cérémonies, les autorités ont déployé un important dispositif de sécurité dans la capitale. Des centaines de policiers, de militaires et de membres de la milice Bassidj patrouillent les principales artères de Téhéran, tandis que le gouvernement a mis en garde contre toute tentative d’attaque durant cette période de deuil national.

Plusieurs délégations étrangères ont déjà fait le déplacement, notamment des représentants de l’Irak, de l’Arménie et du Pakistan. Des responsables russes et chinois sont également attendus, tout comme des représentants de mouvements alliés de l’Iran dans la région.

Pour les autorités iraniennes, cette semaine de deuil constitue également une démonstration d’unité nationale et de soutien au régime, dans un contexte où le pays traverse l’une des périodes les plus sensibles de son histoire récente. Les cérémonies devraient rassembler des millions de personnes à travers l’Iran et dans plusieurs villes saintes de la région, avant les funérailles officielles prévues jeudi à Machhad.

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