Dans un contexte marqué par un climat politique tendu entre les différents conseillers présidentiels à l’approche de la date du 7 février, Laurent Saint-Cyr a affiché tout son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, « la majorité n’est ni un, ni deux, ni trois, ni quatre, ni cinq conseillers, mais bien le peuple, avide de stabilité dans le pays » .
Cet extrait de discours intervient alors que cinq conseillers présidentiels se sont mobilisés pour révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la tête de l’État. D’après le conseiller Leslie Voltaire, représentant du parti politique Fanmi Lavalas, ils sont tous habilités à procéder à la révocation du chef du gouvernement. Pour rappel, il a souligné que ce sont eux qui avaient révoqué Garry Conille et nommé Alix Didier Fils-Aimé. Lors de son intervention à une conférence de presse tenue le week-end dernier, il a évoqué une année de gestion du Premier ministre à la tête du pays, au cours de laquelle tous ne se disent pas satisfaits de ses réalisations ni de son attitude à la tête du gouvernement.
De son côté, le conseiller Edgard Leblanc Fils a apporté des précisions sur la démarche visant la révocation du Premier ministre. Il a indiqué que, conformément aux articles 11 et 20 du décret du 3 avril, les conseillers disposent de toute l’autorité nécessaire pour révoquer Alix Didier Fils-Aimé. Plus loin, il a souligné que lors des rencontres avec les acteurs politiques, l’un des moyens d’aboutir à un gouvernement de consensus passe précisément par cette démarche, laquelle permettrait de négocier le pouvoir avec les acteurs à partir du 7 février.
Toutefois, malgré la signature de la majorité des conseillers, le décret visant la révocation du Premier ministre n’a jamais été publié dans le journal officiel du pays. Une interdiction émanant du plus haut niveau de l’État, à laquelle s’ajoute la communauté internationale qui a menacé de sanctionner tout conseiller présidentiel engagé dans cette démarche.
Pour Laurent Saint-Cyr, à la veille du 7 février, le Conseil ne doit pas se précipiter pour écarter le Premier ministre. Dans ce sens, il souligne que les actions à entreprendre doivent viser la stabilité et non l’aggravation de la situation politique du pays. C’est ainsi qu’il affirme accorder sa voix à la majorité, qui est le peuple, et non à ses collègues au sein du Conseil.
Redaction Journal la Diaspora
