Le parti Fòs Chanjman Nasyonal (FCN) et le cabinet Reynold Georges interpellent la Direction centrale de la police judiciaire sur un retard allégué dans la délivrance du certificat de police de Jean Ernest Muscadin. Dans une lettre ouverte datée du 23 octobre 2026, ils affirment que cette attente menace la finalisation de son dossier de candidature à la présidence.
Adressée à l’inspecteur général Mario Aubergiste, présenté dans le courrier comme directeur de la DCPJ, la lettre porte sur une demande qui aurait été déposée le 11 septembre 2026 auprès de la SDCPJ du département du Sud.
Selon ses auteurs, le certificat n’avait toujours pas été remis à Jean Ernest Muscadin à la date du courrier, soit six semaines après cette démarche. Le FCN, qui le présente comme son candidat à la présidence, affirme que les pièces nécessaires pour compléter son dossier doivent être déposées au plus tard le 31 octobre.
Cette échéance est celle avancée dans la lettre. Le document ne comporte pas de décision du Conseil électoral provisoire permettant de la vérifier indépendamment.
Une délivrance demandée avant le 28 octobre
Pour permettre à Muscadin de compléter son dossier dans le délai invoqué, les auteurs demandent à la DCPJ de prendre les dispositions nécessaires afin que le certificat puisse être délivré et retiré avant le 28 octobre.
Leur argument repose sur la responsabilité des services publics dans le traitement des démarches électorales. Ils estiment qu’un citoyen ne devrait pas subir les conséquences d’un délai administratif sur lequel il n’exerce aucun contrôle, particulièrement lorsqu’une pièce est indispensable à son dossier.
Le FCN et le cabinet Reynold Georges soutiennent également que la diligence et l’impartialité de l’administration constituent des conditions essentielles à l’équité électorale.
Des soupçons politiques exprimés par le parti
La lettre dépasse la seule demande administrative. Le FCN considère que la persistance du retard allégué fait naître un soupçon d’instrumentalisation politique de l’appareil administratif. Il appelle la DCPJ à dissiper ces préoccupations par une réponse concrète et rapide.
Le document ne fournit toutefois pas d’éléments établissant une intervention politique dans le traitement de la demande. Il ne permet pas non plus de déterminer les raisons administratives, techniques ou autres pour lesquelles le certificat n’aurait pas encore été délivré.
Le courrier porte la signature de Jean Junior Remy, secrétaire général du FCN, et mentionne Me Reynold Georges comme avocat de Jean Ernest Muscadin. Une copie est destinée à Peterson Pierre-Louis, présenté comme président du Conseil électoral provisoire.
La position de la DCPJ reste à documenter
Le document transmis ne contient ni réponse de la DCPJ ni pièces annexes permettant de retracer le traitement de la demande. Les affirmations relatives au dépôt du 11 septembre et à l’absence de délivrance reposent donc sur les déclarations des auteurs.
À ce stade, cette lettre constitue une interpellation publique sur un dossier administratif lié aux démarches électorales de Muscadin. Elle n’établit ni une exclusion de la course présidentielle ni une validation définitive de sa candidature.
