Au Québec, les dépenses en éducation ont fortement augmenté ces dernières années, atteignant plusieurs dizaines de milliards de dollars par an. L’éducation représente aujourd’hui l’un des plus importants postes budgétaires de l’État québécois.
Ces investissements ont permis l’embauche de milliers de travailleurs supplémentaires dans le réseau scolaire — enseignants, éducateurs spécialisés, aides pédagogiques et intervenants — ainsi que le déploiement de nouveaux services pour les élèves.
Toutefois, selon Institut du Québec, le bilan du gouvernement caquiste en matière d’éducation est aussi mitigé qu’imprécis. Malgré l’ampleur des sommes investies, les résultats concrets sur la réussite scolaire demeurent difficiles à mesurer, et plusieurs indicateurs clés ne montrent pas d’amélioration claire.
Dans un contexte où la croissance des dépenses pourrait ralentir au cours des prochaines années, des incertitudes persistent quant à l’avenir du réseau scolaire.
Pour la communauté haïtienne, l’enjeu est direct. De nombreux Haïtiens travaillent comme enseignants, éducateurs spécialisés, aides pédagogiques ou intervenants scolaires. Toute stagnation ou réorientation des investissements pourrait avoir un impact direct sur l’emploi, la stabilité professionnelle et les conditions de travail de ces travailleurs.
Les choix budgétaires à venir seront donc déterminants, tant pour la qualité de l’éducation que pour l’avenir économique de nombreuses familles issues de l’immigration, dont la communauté haïtienne.
Redaction Journal la Diaspora
