Cependant, la CIDH a exprimé sa préoccupation face aux risques auxquels sont exposés les ressortissants haïtiens depuis la fin du Statut de protection temporaire. Ainsi, elle appelle à une attention renforcée sur les conséquences humanitaires et juridiques pour Haïtiens aux États-Unis et leurs communautés.
Dans une déclaration publiée le 24 août 2026, l’institution appelle les autorités américaines à garantir une protection internationale. Cependant, cela mettrait en danger sa vie et son intégrité.
Cependant, le TPS Haïti a officiellement pris fin le 27 juillet 2026. Ainsi, la fin résulte de plusieurs décisions judiciaires qui ont permis au DHS de poursuivre la suppression du programme.
La CIDH reconnaît le droit des États-Unis à définir leur politique migratoire.
Cependant, les autorités doivent respecter les obligations internationales relatives aux droits humains lors des expulsions et des déportations.
Selon elle, les autorités examinent chaque situation individuellement, dans le respect de la procédure régulière et du non-refoulement.
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Ce principe interdit de renvoyer une personne vers un pays où sa vie, sa liberté ou son intégrité seraient menacées.
Ainsi, il s’applique aussi au cadre du TPS Haïti et protège les droits des migrants.
Une situation toujours critique en Haïti
Pour justifier ses préoccupations, la Commission évoque la détérioration continue de la situation sécuritaire, humanitaire et institutionnelle en Haïti.
Elle cite des estimations selon lesquelles les gangs contrôlent entre 80 % et 90 % de Port-au-Prince.
Cette présence s’étend également vers plusieurs autres départements.
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La CIDH rappelle aussi que 1,47 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays en mai 2026, soit environ 12 % de la population. Les femmes, les filles et les enfants représentent une part importante de cette population déplacée.
À la violence s’ajoutent les difficultés d’accès aux soins, à l’alimentation, au logement et aux autres services essentiels. Au 15 juin, seulement 25 % des 880,3 millions de dollars nécessaires au Plan de réponse humanitaire pour 2026 avaient été financés.
Des conséquences possibles sur la stabilité du pays
La Commission craint également que l’arrivée de personnes renvoyées des États-Unis ne place une pression sur Haïti.
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Selon elle, cette situation pourrait affecter les droits politiques et le processus électoral. Par ailleurs, des élections sont prévues pour les 13 décembre 2026 et 21 février 2027, et la crise humanitaire en Haïti intensifie les débats autour des droits des migrants et des droits humains.
La déclaration de la CIDH ne rétablit pas le TPS et n’annule pas les décisions des autorités américaines. En outre, elle constitue une intervention officielle supplémentaire dans le débat sur les risques humanitaires liés au retour forcé de ressortissants haïtiens dans le contexte actuel.
La Commission demande ainsi aux États-Unis de garantir l’accès aux procédures d’asile et à d’autres protections internationales. Cependant, elle examine aussi les risques individuels en cas de retour en Haïti.
Consulter la déclaration complète de la CIDH
Redaction Journal la Diaspora
