vendredi, août 28

La Police nationale d’Haïti affirme avoir connaissance des menaces proférées par un chef de gang concernant une éventuelle attaque contre Tabarre, commune de la région métropolitaine de Port-au-Prince qui abrite plusieurs infrastructures importantes, dont l’ambassade des États-Unis.

Le porte-parole de la PNH, Garry Desrosiers, a confirmé l’existence de cette menace lors d’une conférence de presse organisée jeudi 27 août 2026.

Il n’a toutefois communiqué aucune information sur l’identité du chef de gang concerné, les objectifs potentiels de l’attaque ou les dispositions prises par les forces de l’ordre.

« Je ne suis pas en mesure de vous donner des informations détaillées », a-t-il déclaré, invoquant le caractère sensible des opérations policières.

Aucune attaque confirmée à ce stade

Les informations disponibles font état d’une menace rapportée aux autorités, et non d’une attaque déjà lancée contre Tabarre.

La PNH n’a pas annoncé d’affrontements ni signalé d’assaut contre la commune. Aucun élément ne permet non plus d’affirmer que l’ambassade des États-Unis serait directement visée.

La présence de la représentation diplomatique américaine à Tabarre accroît néanmoins l’importance stratégique de la zone. La commune accueille également des institutions publiques, des organisations internationales, des entreprises et plusieurs quartiers résidentiels.

Une menace dans un contexte sécuritaire tendu

Cette nouvelle alerte intervient quelques jours après une attaque majeure menée par des groupes armés contre Kenscoff. Selon les informations communiquées par les Nations unies, cette offensive a fait au moins 47 morts, dont cinq enfants, tandis que plus de 50 personnes ont été enlevées.

Environ 2 600 habitants ont également été contraints de quitter leur domicile.

Lors de la même conférence de presse, Garry Desrosiers a été interrogé sur les actions envisagées pour libérer les personnes kidnappées. Le porte-parole a expliqué qu’il ne pouvait pas rendre publics les plans de la police.

Un chef de gang aurait menacé d’exécuter les otages si des membres de son groupe étaient tués pendant les opérations menées à Kenscoff.

La PNH a annoncé l’ouverture d’une enquête destinée à déterminer si la réponse des autorités à cette attaque a été affectée par une négligence ou une éventuelle complicité. À ce stade, aucune responsabilité individuelle n’a été officiellement établie.

De nouvelles interrogations sur la capacité de prévention

La menace visant Tabarre relance les préoccupations concernant la capacité des autorités à anticiper les offensives des groupes armés, particulièrement dans les zones où se trouvent des infrastructures nationales et diplomatiques sensibles.

La confirmation de cette menace par la PNH ne permet cependant pas de conclure qu’une attaque est imminente. Les autorités n’ont fourni aucun calendrier ni détail permettant d’évaluer précisément son niveau de crédibilité.

Dans ce contexte, la situation doit être suivie avec prudence, en distinguant les informations officiellement confirmées des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.

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