vendredi, septembre 4

L’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) a prolongé jusqu’au 2 mars 2027 les restrictions imposées à certains vols civils américains au-dessus de Port-au-Prince et de plusieurs zones environnantes. Entrée en vigueur le 1er septembre 2026, la nouvelle mesure interdit aux aéronefs concernés de voler à moins de 10 000 pieds dans les secteurs délimités.

La restriction vise principalement les compagnies aériennes américaines, les aéronefs civils immatriculés aux États-Unis ainsi que certains pilotes titulaires d’une licence délivrée par la FAA. Elle ne constitue donc pas une fermeture totale de l’espace aérien haïtien : les survols effectués au-dessus de 10 000 pieds et les opérations réalisées en dehors des zones concernées demeurent autorisés.

Pour justifier sa décision, la FAA évoque la persistance des risques sécuritaires dans la capitale haïtienne. Selon l’agence, au moins 11 aéronefs ont été attaqués depuis février 2024 à Port-au-Prince et dans ses environs. Elle estime également que les groupes armés présents dans la région disposent d’armes légères et de drones capables de menacer les appareils évoluant à basse altitude.

Cette prolongation représente un nouveau signal de la détérioration persistante de la situation sécuritaire en Haïti. Elle pourrait continuer à affecter les déplacements de la diaspora, les activités économiques, l’acheminement de l’aide internationale ainsi que la logistique entourant un éventuel processus électoral.

Même si l’aéroport international Toussaint-Louverture n’est pas juridiquement fermé à toutes les compagnies étrangères, le maintien des restrictions américaines réduit considérablement les chances d’un retour prochain des grandes compagnies aériennes des États-Unis à Port-au-Prince. La capitale demeure ainsi confrontée à un isolement international partiel, dont les conséquences dépassent largement le seul secteur aérien.

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