Présents à Ottawa, Ary Régis et Leoncia Ramos alertent sur les conséquences sociales et environnementales de l’exploitation minière. La protection des ressources en eau figure au centre de leur démarche.
Le Dr Ary Régis, membre du Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement (GAFE), et Leoncia Ramos, organisatrice au sein du Comité Nuevo Renacer en République dominicaine, interpellent les autorités canadiennes sur les activités de leurs entreprises minières à l’étranger.
Une conférence de presse parlementaire les réunissant est annoncée pour mercredi 28 octobre à Ottawa, avec la députée Heather McPherson et Aidan Gilchrist-Blackwood, coordonnateur du Réseau canadien pour la responsabilité des entreprises.
L’eau, la santé et l’agriculture au cœur des préoccupations
Selon les organisateurs, la délégation dénonce des dommages sociaux et environnementaux associés à une exploitation aurifère canadienne en République dominicaine. Elle alerte également sur les risques qu’un projet minier ferait peser sur les ressources en eau transfrontalières en Haïti.
Ces éléments sont présentés comme les préoccupations des communautés et des organisations mobilisées. L’avis annonçant la conférence ne constitue pas, à lui seul, une expertise indépendante établissant l’ensemble des dommages allégués.
Une mobilisation qui dépasse l’île
Cette visite intervient dans un contexte de contestation plus large des conséquences de l’exploitation minière canadienne en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Dans une communication publiée le 27 octobre, plusieurs organisations, dont MiningWatch Canada et Earthworks, font état de témoignages de communautés de différents pays dénonçant des atteintes à l’environnement et aux droits humains liées à des opérations minières canadiennes.
Les faits rapportés par ces témoins concernent notamment la contamination de l’eau, les conséquences sur la santé et les moyens de subsistance, ainsi que les menaces visant des défenseurs de l’environnement. Ces situations doivent être examinées selon les éléments propres à chaque dossier.
Une demande de responsabilité et de recours
Les organisations réclament un encadrement plus efficace des entreprises canadiennes opérant à l’étranger. Elles demandent également que les communautés affectées puissent accéder à des mécanismes de réparation.
Pour les représentants présents à Ottawa, la protection de l’eau et des activités agricoles doit occuper une place centrale dans l’évaluation des projets miniers et de leurs conséquences pour les populations.
