samedi, août 30

Donald Trump n’a jamais mâché ses mots, et il le prouve encore une fois. Selon l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, le président américain voit le Canada comme un pays « méchant et désagréable ». En cause : les réactions des Canadiens face à ses politiques économiques, notamment le boycottage de l’alcool américain et la chute marquée des voyages transfrontaliers.

Ces propos tenus lors du sommet 2025 de la Pacific NorthWest Economic Region Foundation à Bellevue, dans l’État de Washington, ont rapidement fait réagir au nord de la frontière. L’ambassadeur Hoekstra a cité l’interdiction de la vente de produits alcoolisés américains dans certaines provinces, dont la Colombie-Britannique, comme l’un des exemples de ce qu’il considère comme des gestes hostiles envers les États-Unis.

« Ils veulent interdire l’alcool américain. C’est bien. Il y a des raisons pour lesquelles le président et certains membres de son équipe ont qualifié le Canada de “méchant et désagréable” », a-t-il déclaré, provoquant des rires dans l’auditoire en plaisantant sur le fait qu’il pourrait faire passer de l’alcool en douce à travers la frontière.

Une réponse cinglante de la Colombie-Britannique

Du côté canadien, la riposte ne s’est pas fait attendre. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a publié un communiqué saluant les efforts des Canadiens pour défendre leur économie et leur souveraineté.

« Clairement, nos actions portent fruit. Si ces mesures irritent Donald Trump, alors nous faisons quelque chose de juste », a-t-il affirmé.
« J’encourage tous les Canadiens à continuer d’acheter local et à passer leurs vacances ici chez nous. »
La Colombie-Britannique figure parmi les provinces qui ont interdit la vente d’alcool américain dans les magasins publics, en représailles aux tarifs douaniers punitifs imposés par Washington.

Escalade des tensions commerciales

Ces tensions ne datent pas d’hier, mais elles ont connu un regain ces dernières semaines. Donald Trump menace maintenant d’imposer des droits de douane de 35 % sur certains produits canadiens qui ne seraient pas couverts par l’accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), dès le 1er août.

Pour réagir, une réunion d’urgence a été convoquée cette semaine en Ontario, réunissant les premiers ministres des provinces et l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney. À l’ordre du jour : les conséquences économiques de ces tarifs et les mesures de riposte possibles.

Un climat de plus en plus tendu

Pour plusieurs analystes, les commentaires de l’ambassadeur Hoekstra illustrent un malaise plus profond dans les relations canado-américaines. Ce n’est pas seulement une querelle commerciale, mais une épreuve de force politique.

Le message canadien semble clair : pas question de plier face aux menaces ou aux insultes.

« Nous ne tolérerons pas ces attaques contre nos emplois, notre économie et notre souveraineté sans réagir », a insisté David Eby.
Ces tensions ne datent pas d’hier, mais elles ont connu un regain ces dernières semaines. Donald Trump menace maintenant d’imposer des droits de douane de 35 % sur certains produits canadiens qui ne seraient pas couverts par l’accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), dès le 1er août.

Pour réagir, une réunion d’urgence a été convoquée cette semaine en Ontario, réunissant les premiers ministres des provinces et l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney. À l’ordre du jour : les conséquences économiques de ces tarifs et les mesures de riposte possibles.

Un froid diplomatique… bien réel

Entre les droits de douane, le boycottage de produits américains et les insultes à peine voilées de Donald Trump, les tensions entre Ottawa et Washington atteignent un nouveau sommet. Mais loin de reculer, le Canada se serre les coudes et affiche une solidarité inébranlable.

Et si cela continue de déplaire au président américain, les Canadiens semblent prêts à en assumer le prix — pour défendre ce qu’ils jugent juste.

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