La scène internationale connaît un nouveau séisme économique. Pékin a annoncé des sanctions ciblées contre plusieurs banques européennes, au moment même où Donald Trump, candidat en campagne et figure influente aux États-Unis, promet l’instauration d’une taxe de 300 % sur les semi-conducteurs étrangers.
Ces deux annonces quasi simultanées plongent l’Union européenne dans une situation extrêmement délicate. Entre la pression américaine d’un côté et les représailles chinoises de l’autre, Bruxelles se retrouve piégée dans un rapport de force qui menace son autonomie stratégique.
Du côté chinois, les sanctions bancaires apparaissent comme une riposte directe aux alignements européens sur certaines positions américaines, notamment en matière de commerce et de sécurité technologique. Du côté américain, la surenchère tarifaire de Donald Trump vise à relocaliser la production et à frapper de plein fouet la dépendance occidentale aux semi-conducteurs asiatiques.
Face à ces tensions, l’Union européenne peine à définir une ligne claire. Les appels à une « Europe souveraine » résonnent de plus en plus fort, mais dans les faits, le Vieux Continent se retrouve dans une position de vulnérabilité, contraint de naviguer entre ses liens économiques avec la Chine et son alliance stratégique avec les États-Unis.
Cette escalade marque un tournant : la guerre économique mondiale s’intensifie, et l’Europe, loin d’en être actrice, risque d’en devenir l’otage.