vendredi, août 29

Le monde de la musique haïtienne est en deuil. Gary Didier Perez, ancien chanteur des groupes Zenglen et Ozone, est décédé ce jeudi 28 août 2025 à l’âge de 59 ans, après avoir lutté pendant plusieurs années contre des complications de santé graves, notamment une insuffisance rénale et des problèmes cardiaques. L’annonce a été faite par Jean Brutus Derissaint, membre fondateur de Zenglen, via la page officielle du groupe.

Garry Didier Perez, un artiste passionné et engagé, avait marqué toute une génération avec sa voix puissante et ses performances charismatiques. À partir des années 1990, il s’est fait connaître comme l’un des chanteurs emblématiques du compas moderne, en particulier au sein de Zenglen, où il interprétait des morceaux qui sont devenus des classiques du genre, tels que « Fidèl » et « Tambou Nou ». Avec Ozone, il avait également signé le hit « Anba Latè ».

Cependant, ces dernières années, l’artiste a dû faire face à des épreuves de santé de plus en plus graves. En 2021, il annonçait souffrir d’insuffisance rénale, nécessitant des dialyses régulières. En octobre 2023, il subissait une opération à cœur ouvert, suivie d’une hospitalisation en janvier 2025. De plus, en raison de complications liées au diabète, il avait subi une amputation partielle de la jambe, rendant son quotidien encore plus difficile.

Malgré ces épreuves, Garry Didier Perez n’a jamais perdu son amour pour la musique et a lancé une campagne de financement participatif sur GoFundMe pour couvrir ses frais médicaux. « J’aimerais pouvoir continuer à servir ma communauté et faire plaisir à mes fans », écrivait-il alors, dans un dernier appel à la solidarité.

Son décès laisse un vide immense dans l’industrie musicale haïtienne. Au-delà de sa musique, c’est un symbole de lutte et de courage qui disparaît. Son héritage, en particulier les albums « Rache Pikan » et des titres comme « Sabine » et « Ou te mèt ale », continuera de résonner dans les cœurs des fans, témoignant de la résilience de l’artiste face à la maladie.

À travers cette triste perte, la question demeure : qu’est-ce qui est fait pour honorer les artistes haïtiens qui ont marqué notre patrimoine musical, souvent sans soutien suffisant ?

Une voix s’éteint, mais la musique reste.

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