Les États-Unis ont recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël, dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran. Cette décision intervient au lendemain d’une troisième session de pourparlers à Genève, sous médiation omanaise, considérée par plusieurs observateurs comme l’une des dernières chances d’éviter un conflit ouvert.
Parallèlement, Washington a renforcé sa présence militaire au Moyen-Orient, notamment avec le déploiement de deux porte-avions, dont le USS Gerald R. Ford, le plus grand au monde, attendu au large des côtes israéliennes. Cette démonstration de force alimente les craintes d’une escalade régionale.
Au cœur des discussions : le programme nucléaire iranien et les missiles balistiques de Téhéran. Les États-Unis exigent un arrêt total de l’enrichissement d’uranium, une ligne rouge pour l’Iran, qui défend son droit au nucléaire civil. La question des missiles balistiques reste également un point majeur de désaccord.
Alors que certains responsables américains tentent de rassurer sur le risque d’une guerre prolongée, l’ONU s’est dite « extrêmement inquiète » face à la possibilité d’une escalade militaire dans la région.
De nouvelles discussions pourraient avoir lieu dans les prochains jours, mais pour l’heure, la tension reste vive et l’évolution de la situation est suivie de près par la communauté internationale.
