Quelques jours seulement après que le président sud-coréen Lee Jae-myung a proposé de relancer le dialogue avec la Corée du Nord afin d’avancer vers une paix durable, Donald Trump a ordonné une réduction substantielle des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud.
Le 15 août, Lee Jae-myung avait appelé Pyongyang à reprendre les discussions, proposant notamment de travailler à remplacer l’armistice de 1953 par un véritable régime de paix et à réduire les tensions dans la péninsule coréenne.
Dès le 16 août, Trump a annoncé avoir demandé au Pentagone de réduire les exercices militaires avec Séoul. Le président américain a notamment évoqué sa bonne relation avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, estimant que ces manœuvres militaires envoient un mauvais signal à Pyongyang. Il a également critiqué la Corée du Sud pour son refus de soutenir davantage Washington dans sa politique envers l’Iran.
La proximité entre ces deux annonces attire particulièrement l’attention : Séoul tend la main à Pyongyang, tandis que Washington réduit presque simultanément l’ampleur de ses manœuvres militaires avec son allié sud-coréen.
Les exercices Ulchi Freedom Shield ont néanmoins commencé comme prévu, alors que Séoul espère désormais que cette réduction puisse contribuer à créer les conditions d’une reprise du dialogue avec la Corée du Nord.
Redaction Journal la Diaspora

