vendredi, septembre 4

Une nouvelle flambée de violence armée dans l’Artibonite continue de pousser des familles sur les routes. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 894 personnes, représentant 230 ménages, ont dû quitter leur lieu de résidence après des incidents survenus le 29 août dans la zone de Jean Denis, à Petite Rivière de l’Artibonite. La grande majorité a trouvé refuge auprès de familles d’accueil.

Près de 900 personnes forcées de quitter leur foyer

De nouveaux incidents liés à la violence armée ont affecté plusieurs communautés du département de l’Artibonite, selon les dernières données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Dans son outil de suivi d’urgence couvrant la période du 29 août au 2 septembre 2026, l’organisation fait état de 894 personnes, soit 230 ménages, ayant été contraintes de fuir.

Les violences ont éclaté le 29 août dans la localité de Jean Denis, située dans la première section communale de Bas Coursin I, dans la commune de Petite Rivière de l’Artibonite.

Jean Denis avait déjà été entièrement dépeuplée

Selon l’OIM, Jean Denis avait déjà été entièrement vidée de sa population à la suite de précédents épisodes de violence.

Les nouveaux incidents ont cette fois poussé des habitants des localités environnantes de Grand Bérard, Beaufort et Charron à partir. Ces zones se trouvent dans la deuxième section communale de Fosse Naboth/Duvallon, dans la commune de Dessalines.

La situation témoigne de l’impact grandissant de l’insécurité sur les communautés de l’Artibonite, où les violences armées touchent plusieurs zones rurales et contraignent des familles à abandonner leur foyer.

Neuf personnes sur dix accueillies par des familles

Selon les données recueillies par l’OIM, 90 % des personnes concernées ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil.

Les 10 % restantes se sont installées dans trois sites qui accueillaient déjà des populations ayant fui d’autres épisodes de violence.

L’arrivée de nouvelles familles pourrait accentuer la pression sur les communautés d’accueil, notamment en matière de logement, d’alimentation et d’accès aux services essentiels.

La majorité reste à Dessalines

Malgré leur départ, la plupart des personnes touchées sont restées relativement proches de leur zone d’origine.

L’OIM indique que 92 % sont restées dans la commune de Dessalines, contre 8 % qui ont rejoint la commune de Saint-Marc.

L’organisation affirme continuer à suivre la situation et prévoit de fournir de nouvelles informations en fonction de son évolution.

Ces événements illustrent une nouvelle fois les conséquences de l’expansion de la violence armée dans l’Artibonite, où l’insécurité fragilise des communautés déjà éprouvées par de précédents épisodes de violence.

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