samedi, août 30

Dans la nuit du 14 août 1791, au cœur d’un bois sacré, nos ancêtres se sont levés. Ils ont juré de briser les chaînes de l’esclavage, de défendre leur dignité et de bâtir un avenir où chacun pourrait vivre libre. Bois Caïman n’a pas seulement été un rassemblement — c’était un pacte indestructible entre des hommes et des femmes décidés à ne plus jamais laisser quiconque leur arracher leur liberté.

Aujourd’hui, 234 ans plus tard, Haïti fait face à un autre type de combat. Nous ne portons plus de chaînes de fer, mais nous affrontons celles de la misère, de la division, de l’insécurité et du manque de confiance en l’avenir. Cela nous pousse à nous demander : portons-nous encore l’esprit de Bois Caïman dans nos cœurs ?

La leçon de nos ancêtres est claire : l’unité fait la force, et cette force naît du respect mutuel, de la solidarité et de la capacité à se lever ensemble pour avancer dans la bonne direction. Si, en 1791, ils ont su s’unir malgré les barrières, qu’est-ce qui nous empêche aujourd’hui de joindre nos forces pour reconstruire le pays ?

Bois Caïman n’est pas seulement une page de notre histoire — c’est un appel vivant à retourner à nos racines, à croire à nouveau en la capacité du peuple à bâtir une Haïti digne, libre et solidaire. Car la liberté n’est pas un héritage que l’on se contente de commémorer, c’est une responsabilité que nous devons faire vivre chaque jour.

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