Port‑au‑Prince demeure l’épicentre de la crise des déplacés internes en Haïti, avec 197 440 personnes recensées dans 95 espaces d’hébergement, d’après les données publiées par l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) le mercredi 25 février 2026. Cette concentration fait de la capitale la zone la plus touchée par l’accueil collectif, alors que le climat sécuritaire continue de provoquer des déplacements massifs.
Sur les 1,45 million de déplacés internes enregistrés à l’échelle nationale, environ 20 % se trouvent dans la capitale. Cette proportion illustre l’impact direct de la violence sur Port‑au‑Prince et souligne les besoins accrus en assistance humanitaire, notamment en matière de logement, de nourriture et de services de santé. Dans la ville, plus des deux tiers des déplacés vivent dans des centres collectifs, contrairement aux autres régions.
Chaque site abrite en moyenne plus de 2 000 personnes, contre moins de 200 en province. Cette différence accentue la pression sur les infrastructures et les ressources disponibles. L’étude, réalisée en collaboration avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), met en avant la nécessité de réponses adaptées et coordonnées pour gérer l’afflux de déplacés et améliorer les conditions de vie dans la capitale.
